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Histoire : St- Pétronille,
ses origines, sa légende
Le nom de St-Pétronille
est un diminutif féminin de Petro, et elle-même était
une descendante de Titus Flavius Petro, le grand-père de
Vespasien.
Martyre chrétienne du Ier siècle après Jésus-Christ,
elle fut ensevelie à Rome dans les catacombes de Domitille,
qui étaient celles de sa famille.
Son histoire véritable est inconnue.
Cependant, au VIème siècle, on lui créa une
légende. L'auteur de ce petit roman imaginait que le nom
de Petronilla était le diminutif féminin de Petrus,
et fit de la jeune sainte, une fille de Saint-Pierre. Un comte
romain, nommé Flaccus, séduit par sa beauté,
la demande en mariage, mais la jeune fille qui a fait voeu de
se consacrer à Dieu, refuse de l'épouser. Le comte
menace de la faire mettre à mort si, au bout de trois jours,
elle ne lui donne pas une réponse favorable. Pétronille
prie et jeûne pour s'affermir dans sa résolution
et à la fin du troisième jour, Dieu voulant lui
épargner le martyre qu'elle a accepté dans son coeur,
la rappelle à lui. Le comte Flaccus ne peut qu'assister
à ses funérailles.
Le sarcophage de St-Pétronille resta dans les catacombes
de Domitille jusqu'au VIIIème siècle, c'est alors
qu'il en fut retiré et transporté à St-Pierre.
Chose extraordinaire, le transfert des reliques de Sainte-Pétronille
est associé à de grands événements
de l'histoire de la papauté et de celle de la France.
En effet, en 753, le pape Etienne II menacé par les lombards,
convaincu qu'il ne pourrait rien attendre de l'Empereur d'Orient,
franchit les Alpes et demande l'aide et la protection de Pépin-le-Bref.
Grâce à deux expéditions victorieuses, le
pape fut protégé et sauvé d'une invasion
lombarde.
C'est alors qu'Etienne II, donne à
Pépin-le-Bref, dans le ville de Saint-Denis, Ste-Pétronille
comme protectrice et lui promet de transférer ses reliques
des catacombes où elles reposaient dans la chapelle St-Pierre,
qui deviendra ainsi celle des rois Francs.
En défendant le Pape et en lui donnant
un royaume, Pépin-le-Bref devenait le fils de l'Eglise,
le fils de St-Pierre. Il paraissait donc naturel que St-Pétronille,
"fille" de St-Pierre, devint la patronne des rois Francs,
qui semblaient maintenant faire partie de sa famille. C'était
une soeur qui protégeait ses frères.
Par la suite, ce fut surtout le pape Léon
III qui enrichit la chapelle de St-Pétronille, en la décorant
avec des matériaux de choix. Le pape montrait ainsi qu'il
n'oubliait pas la chapelle de St-Pétronille, symbole de
l'alliance de la papauté avec la monarchie franque.
En 846, les Arabes de Sicile débarquent à Ostie,
montent à Rome, dépouillent et pillent la ville
et ses édifices religieux. L'humilation est grande en Occident.
La chapelle St-Pétronille n'échappe pas à
cette barbarie.
Entre-temps, le culte de la martyre romaine
s'était répandu en France, comme le prouve le prénom
de Pétronille, que nous rencontrons parfois dans les familles
féodales, au XIIème siècle. Ce nom se déforme
dans la bouche du peuple en devenant Ste-Perrine, Ste-Pernelle
ou Ste-Perronelle.
Louis XI (1423-1483), qui avait pour Sainte-Pétronille
une grande vénération lui adressa ses prières
pendant la maladie du Dauphin, le futur Charles VIII.
Son fils guéri, le roi voulut témoigner
à la Sainte sa reconnaissance. Il se souvint alors de la
chapelle Sainte-Pétronille à Rome et la fit embellir.
Sous Louis XII (1462-1515), le Cardinal
français Jean de Bilhères Lagraulas demanda à
Michel-Ange de réaliser une vierge de piété
pour la chapelle Sainte-Pétronille. Ce fut une oeuvre magnifique.
Chaque année, le 31 mai, jour de
la fête de Sainte-Pétronille, une messe est dite
dans la chapelle pour la France et tous les français de
Rome y sont invités. Cette tradition perpétue ainsi
l'alliance entre la papauté et la France !
Sainte-Pétronille est généralement
représentée en compagnie de Saint-Pierre et guérit
la fièvre.
Source : in Emile Mâle "Les Chapelles
de Sainte-Pétronille", Rome et ses vieilles église,
Paris 1942
| St-Georges, ses origines,
sa légende |
"Georges est un saint totalement légendaire,
dont l'existence est déjà mise en doute par les
théologiens du Vème siècle. Né en
Orient, son culte est toujours resté très vivace
en Grèce et en Russie. Les croisades contribuent à
le répandre en Occident, où Georges devient un des
saints patrons de Gênes, Venise et Barcelone, puis celui
de l'ordre Teutonique, et le saint national de l'Angleterre (il
remplace dans ce rôle Edouard le Confesseur). En outre,
Saint-Georges est dans toute la Chrétienté, le patron
des chevaliers.
Né en Cappadoce de parents chrétiens,
officier dans l'armée romaine, il traverse un jour une
ville terrorisée par un redoutable dragon. Celui-ci dévore
tous les animaux de la contrée et exige des habitants un
tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort. Georges
arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi, au
moment où celle-ci va être victime du monstre. Georges
engage avec le dragon un combat acharné, avec l'aide du
Christ, il finit par triompher. La princesse est délivrée
et, selon certaines versions, dont celle de la "Légende
dorée", le dragon seulement blessé, lui resta
désormais attaché comme un chien fidèle.
Plus tard, Georges est victime des persécutions
antichrétiennes de l'empereur Dioclétien. Il subit
en Palestine un martyre effroyable, livré à de nombreux
supplices (brûlé, ébouillanté, broyé
sous une roue, etc.), il survit miraculeusement et finit par être
décapité.
Personnifiant l'idéal chevaleresque,
Saint-Georges est représenté à cheval (souvent
sur un cheval blanc), en armure, portant un écu et une
bannière d'argent à la croix de gueules. Cette bannière
blanche à croix rouge, qui fut celle des croisés,
devient le drapeau national de l'Angleterre.
Source : in "Le
Livre des Saints"
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